Nouvelle vaccination obligatoire : résistances et oppositions

Aujourd’hui, trois vaccins infantiles sont obligatoires. Il s’agit de la diphtérie, du tétanos et de la poliomyélite. En juillet 2017, le ministère de la Santé a indiqué que 8 autres vaccins allaient être ajoutés à la liste. Cette annonce a soulevé une polémique dans l’ensemble du pays, notamment de la part des parents opposées à la vaccination.

De quels vaccins s’agit-il ?

La loi devrait passer à la fin de l’année 2017, pour être mise en vigueur le 1er janvier 2018. Ainsi, «À partir de 2018, les enfants de moins de 2 ans devront être vaccinés contre onze maladies» a promis la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Il s’agit des vaccins contre l’haemophilus influenzae B, la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le méningocoque C et le pneumocoque. Ceux-ci sont actuellement recommandés et 75% des enfants se font déjà vacciner selon ces recommandations d’après le gouvernement.

Les nouveau-nés et jeunes enfants recevront donc dorénavant un total de 10 injections (avec les rappels).

Les Français ne considèrent pas les vaccins comme sûrs

Une enquête réalisée par les chercheurs du Vaccine Confidence Project (« Projet confiance dans les vaccins ») en septembre 2016 et mentionnée dans un article du Monde montre que 41% des Français interrogés sont suspicieux à l’égard des vaccins (ce qui est un record mondial), 17% doutent de leur efficacité et 12 % pensent que la vaccination des enfants n’est pas importante.

Les anti-vaccins s’organisent

Dans ce contexte de méfiance vis-à-vis des vaccins, l’annonce du gouvernement a permis à la communauté anti-vaccin de faire entendre sa voix, lançant une véritable fronde sur les réseaux sociaux.

Augustin de Livois, président de l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, s’est adressé à ses adhérents dès le 15 juin 2017 : faire passer cette loi « constituerait un recul sans précédent de nos libertés ainsi qu’un parfait mépris pour les victimes de la vaccination qui, sans être nombreuses, existent et méritent d’être prises en compte ».

Parmi les arguments avancés par les anti-vaccins, apparaissent en tête de proue les profits que pourraient en tirer les laboratoires pharmaceutiques, parlant ainsi de complot entre le nouveau gouvernement et les lobbys. Le Monde, dans un article cherchant à faire la part entre les mensonges et vérités dans le débat houleux en cours, montre que les bénéfices ne seront pas si importants.

La possibilité d’une clause d’exemption

La ministre de la Santé cherche aujourd’hui à calmer la controverse en avançant la possibilité d’une clause d’exemption pour les parents farouchement opposés à la vaccination. La mise en pratique de cette dispense risque toutefois d’être compliquée : en effet, quelles démarches seront nécessaires pour prouver une « opposition farouche à la vaccination » ? La question reste en suspens.

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